​Inscrivez-vous pour ne pas manquer les actus
  • Icône Facebook blanc
  • Icône Instagram blanc

© Margot Mucci

  • librairieenfolie

Toutes les histoires d’amour du monde, Baptiste Beaulieu

Comment un livre peut-il susciter autant de sentiments contradictoires ? Toutes les histoires d’amour du monde, j’en ai adoré des passages et haï d’autres.


Il est vrai qu’il m’arrive très souvent (la plupart du temps d’ailleurs) d’avoir un désir pour des livres dont je n’ai pas lu la 4e de couverture (trop de spoil !). Simplement séduite par le titre, la première de couverture ou les dire… Je plonge aveuglément dans les histoires. À tort, parfois. Certes je suis toujours surprise, mais pas toujours en bien. Il se trouve que toutes les histoires d’amour du monde relate un secret de famille, et je ne suis pas une adepte de ce topos. J’ai trouvé la première moitié du roman si longue, sauté des passages, soufflé, pesté et pourtant me suis accrochée. Un je ne sais quoi me retenait. Je pressentais qu’il fallait que je poursuive.


Et puis il y a eu d’autres passages. Après les longueurs. Outre les secrets de famille et la guerre pour décor (que j’ai aussi en horreur, décidément). Au-delà, il y avait quelque chose d’incroyablement puissant. Quelque chose qui m’a fait monter le sel au coin des yeux, et pourtant, c’est si peu souvent. Il y a dans ce roman une puissance, une universalité de l’amour, une déchirure portée par les sentiments, finalement un titre si juste ; il y a dans ce roman toutes les histoires d’amour du monde. J’ai vibré sous les séparations, les fractures que l’on s’inflige au nom du bonheur, j’ai tressailli dans les éclats de la guerre, eu le coeur qui palpite pour ces héros de papier.


Je sais que ce livre a eu beaucoup de succès, notamment sur Instagram, où vous êtes nombreux à en faire l’éloge. Je vous comprends, oui, parfaitement. Et pourtant il y a ces longueurs, ces soupirs agacés qui m’empêchent le coup de coeur. Toutes les histoires d’amour du monde, je l’aurais adoré en plus condensé, et en y réfléchissant bien, c’est certainement toute cette longue première partie qui fait que l’on est proche du personnage ensuite, prêt à succomber à ses péripéties. Ouvrez-le. Laissez-vous porter par le rythme, les rythmes du récit, les histoires dans les histoires, et faites-vous votre propre avis. C’est le meilleur conseil que je puisse vous donner.