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Oh happy day, Mourlevat & Bondoux

Il y a quelques étés, du sable plein les pieds, je lisais Et je danse aussi de Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux. Je découvrais, d'un plaisir un peu anthropologique, ces deux plumes qui ont marqué la littérature jeunesse changer de cible, venir conter les grands. Des auteurs audacieux et solidaires, qui se sont prêtés à un exercice pas toujours facile : l'écriture à quatre mains. Sous la forme d'un roman épistolaire, sous les traits d'Adeline et de Pierre-Marie, le lecteur découvre, en même temps que les personnages et que les auteurs eux-mêmes, le dernier mail arrivé. Car c'est une règle entre eux, un jeu stimulant, ils n'ont pas de regard préalable sur le texte de leur collègue et doivent inventer la suite à partir du passage envoyé. Le roman se construit petit à petit, on ressent le plaisir qu'ils ont eu à rebondir sur l'imaginaire de l'autre. Si ce n'était pas aussi puissant que leurs grands textes de jeunesse, c'était parfait face au remous de l'océan.


Pendant le confinement, avec la concentration d'un coquillage vide et les nerfs vifs, j'ai trouvé du répit en me plongeant dans le second tome, Oh Happy Day, qui venait juste de sortir. Et je l'ai trouvé bien meilleur que le premier. Ce qui est finalement assez rare avec les seconds tomes. Dynamique et plein de suspens, sous ses airs d'humour il aborde de véritables sujets comme la violence — surtout psychologique — conjugale. On alterne avec des pages de tendresse et d'autres de projets rocambolesques dont même les narrateurs se moquent de l'aspect trop romanesque. C'est bien dosé, on sent que les auteurs ont trouvé leur rythme sur ce nouveau travail en duo. Si vous cherchez un bon feel good pour échapper au quotidien, c'est ce qu'il vous faut. Si vous hésitiez à retrouver Adeline et Pierre-Marie, lancez-vous, ils ont bien mûri !



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