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Mai 2020 : Onlit editions



Onlit editions selon ses lecteurs

@clarine_bouquine a lu Poney flottant de Isabelle Wéry

@fouloncarine a lu Poney flottant de Isabelle Wéry

@cathy_lit_et_sort_aussi a lu Poney flottant de Isabelle Wéry

@thebookcarnival a lu Poney flottant de Isabelle Wéry

@sionbouquinait a lu Mourir la nuit de Anne-Cécile Huwart

@chrstphlmbrchts a lu Mourir la nuit de Anne-Cécile Huwart

@mathildecotton a lu Mourir la nuit de Anne-Cécile Huwart

@les_opuscules a lu Mourir la nuit de Anne-Cécile Huwart

@adviennequelira a lu Fanchon de Véronique Deprêtre

@dis_moi_10_phrases a lu Rosa de Marcel Sel

@thaelh a lu La robe de nuit de Véronique Janzyk

@books.travels.cats.food a lu L'homme que les chiens aiment de Eva Kavian

@point.a.laligne a lu Le christ obèse de Larry Tremblay

@cathdelamanu a lu Cent jours sans Lily d'Aliénor Debrocq


Onlit editions selon l'équipe de Varions les éditions

@madame.tapioca a lu Tous doivent être sauvés ou aucun de Véronique Bergen


Onlit editions selon son éditeur


Entretien rédigé à partir des réponses écrites de Pierre de Mûelenaere


Un début progressif

Onlit éditions s'est d’abord créée "sous forme de revue en ligne (2006), puis de maison d’édition numérique (2012) avant de parvenir au papier et numérique (2014)."

"[Aujourd'hui] Je travaille avec une demi douzaine de free lance (attachée de presse, assistante administrative, graphistes, correctrice, etc.). J’appelle cela ‘l’édition de guérilla’, très peu de coûts fixes, petite équipe très motivée, tout le monde travaille à distance."

Avec toutes ces forces de travail réunies, les éditions Onlit publient 5 à 6 livres par an.

L'identité graphique

"La ligne graphique a été conçue par les graphistes du studio alvin.

Je travaille beaucoup avec de jeunes photographes belges (Lara Gasparotto, Solal Israel, Stéphanie Roland, etc.), mais pas uniquement. La photographie m’intéresse beaucoup c’est donc une joie de pouvoir explorer leur travail dans le cadre de mes publications.


La maison d'édition commence également à développer une collection de poche aux couvertures très design : "Collection « mini » (petit format), déjà trois parus : La patience des arbres, La robe de nuit, Guérilla. Collection plus petite, ligne purement graphique."

La ligne éditoriale


"Depuis que j'ai repris seul la direction de la maison d'édition en 2017, j'ai pensé le catalogue non pas (seulement) pour "divertir" (détourner) mais aussi pour questionner le rapport entre la création littéraire contemporaine et le monde dans laquelle elle émerge, à travers des objets littéraires "complets". Ces rapports s'expriment tant à travers les questions de forme que de sujets. Qu'il nous suffise de rappeler Tous doivent être sauvés ou aucun de Véronique Bergen (Prix SCAM 2019) paru en 2018, Apnée d'Antoine Boute et ses complices, Poney flottant d'Isabelle Wéry (finaliste du Prix Rossel 2019), ou encore La robe de nuit de Véronique Janzyk, qui est à la fois un puissant texte de prose poétique et un questionnement sur la manière parfois révoltante dont sont traités nos ainés. 

En 2019, la maison a organisé une rencontre à la Foire du livre réunissant des autrices & auteurs (comme Véronique Bergen et Antoine Boute), un libraire (Philippe Goffe) et  Raphael Stevens, spécialiste de ce qu'on appelle aujourd'hui "l'effondrement" ou collapsologie (Comment tout peut s'effondrerUne autre fin du monde est possible - Seuil). J'avais été frappé dès 2015 par les appels lancés par Pablo Servigne et Raphaël Stevens sur la nécessité d'identifier et de soutenir l'émergence de "nouveaux imaginaires. L'actualité récente a montré à quel point ces "nouvelles histoires" sont devenues aujourd'hui indispensables pour envisager le futur de notre espèce au sein du vivant et doivent inspirer les choix de notre maison d’édition."


Onlit editions, un véritable soin apporté au numérique


En effet, les livres de Onlit editions sont vendus en numérique directement sur le site de l'éditeur (mais vous pouvez bien sûr aussi passer par votre libraire) et surtout à un prix peu cher pour le marché : moins de 10€ ! "J’ai toujours pensé que les prix des livres numériques étaient trop élevés pour lancer le marché dans l’espace francophone. Une opportunité manquée à mon humble avis…" Pierre de Mûelennaere opte donc pour un positionnement différent, et ce n'est pas parce qu'il propose son catalogue numérique à bas coût qu'il bâcle sa réalisation, bien au contraire : "Je travaille avec un codeur professionnel qui s’occupe de leur conception et réalisation."

Onlit et l'actualité


"Parmi les secteurs touchés par la pandémie, la culture est une victime importante. Le milieu du livre, et l’édition de création en particulier, a souffert et souffre toujours énormément de la fermeture des librairies. Le livre, comme l'imaginaire, fonde pourtant les bases d'une indispensable réflexion sur la crise de sens que nous traversons. 

"Judas côté jardin", le nouveau roman de Juan d'Oultremont paru chez Onlit en mars, en pleine pandémie, offre un écho particulier au Candide de Voltaire de 1759. Le philosophe Pangloss y expose sa philosophie face à l'irrationnalité du mal - symbolisé entre autres par le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 qui a fait entre 50.000 et 70.000 victimes. A l'adresse de Candide, il lui dit "Il faut cultiver notre jardin". 

Judas, cloitré volontairement chez lui suite aux attentats de Bruxelles de 2014, s'attache à son tour à "cultiver son jardin", au propre comme au figuré. Non pas dans un geste mortifère de repli sur soi, mais bien plutôt mû par la volonté de revenir vers soi-même, pour cultiver tant son jardin extérieur qu'intérieur. Il retrace l'histoire de leur jardin familial et à travers celui-ci l'histoire de ses proches, morts ou vivants. Judas nous invite à célébrer la joie passée comme présente du jardin, qui représente à la fois un retour aux origines (jardin d’Eden) et l'avènement de la catastrophe (jardin des oliviers). Juan d'Oultremont interroge brillamment la question du sens à travers celle de l'action, du rapport au monde et à la nature. Si son roman est éclairé de manière particulière par les dramatiques événements actuels, sa justesse est intemporelle, sa nostalgie universelle, son humour comme sa tendresse salvateurs.

Le livre a reçu un accueil - osons le dire - formidable voire inédit, tant de la part de la critique que de ses lecteurs. Vivement donc que l'on puisse enfin organiser ce "lancement" en grande pompe dans le jardin de l'artiste ! Vivement que les libraires puissent enfin en assurer la vente."

Un projet qui vous a particulièrement marqué ?

"Parmi d’autres, Poney flottant d’Isabelle Wéry et sa prochaine adaptation sur scène (dès que le virus nous laissera jouer le spectacle)." Pour en savoir plus, c'est ici : https://www.le140.be/poney-flottant

"Mourir la nuit de Anne-Cécile Huwart, « littérature du réel », deux cadavres retrouvés le même jour à Bruxelles, un récit policier dans lequel tout est vrai, des décors jusqu’à l’enquêteuse principale Natacha Barthel, que j’ai pu rencontrer le jour de la sortie du livre. Lors de l’événement de lancement… l’un des suspects (non condamné) est même venu m’acheter le livre. Saisissant !"


Des projets à venir ?

"Beaucoup mais les circonstances actuelles m’incitent malheureusement à la prudence…" 



Merci à Pierre de Mûelenaere, que l'on retrouvera samedi pour une rencontre dans #varionsleseditionsenlive, pour ces réponses. Pour en savoir plus sur les éditions Onlit, vous pouvez lire cette interview de RTBF et surtout partir à la découverte de leur catalogue !


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