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© Margot Mucci

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Les romans de John Green


Nos étoiles contraires, John Green

Commençons par le plus fameux. Et autant vous avertir : mon avis ne se range pas du coté de l’opinion publique.

Je ne sais pas si c’est parce qu’on m’en a tant parlé, ou si c’est véritablement parce que j’ai trouvé le livre un peu plat, mais j’ai été déçue.

Certes, il reste bon, intéressant, et m’a aidé dans quelques réflexions personnelles, mais j’ai principalement trouvé que c’était une histoire d’ado ordinaire. D’accord, il y a l’aspect du cancer qui est très présent et qui donne peut-être cette touche d’originalité mais passé ce fait, c’est l’histoire d’une ado, comme j’en ai lu beaucoup. Et ce n’est pas la meilleure. Si les sujets sont forts je ne parvenais pas à m’identifier aux personnages, à ressentir quoi que ce soit, alors que l’on vante partout l’émotion de ce roman.

Malgré tout John Green a réussi à me surprendre à certains passages, notamment lors de la rencontre avec Van Houten, et lorsque Gus parle de Caroline, également lorsque l’on apprend que [spoiler]c’est finalement Augustus qui est le plus malade des deux.[spoiler] Mais sinon je l’ai trouvé assez simplet.

Un avis plutôt partagé donc. Je place mes derniers espoirs déçus dans l’adaptation cinématographique dont on m’a vanté encore plus de mérite. Mais finalement, mon avis reste un peu le même que celui du roman : je reste sur ma faim, un arrière goût, un blocage, quelque chose qui ne se produit pas.


L’agréable :

– Une assez bonne lecture toutefois, qui se lit très rapidement dû à une écriture simple, mais qui a le mérite d’être très fluide.

– Quelques surprises


On aurait pu s’en passer :

– Trop d’enthousiasme autour de ce roman

– Je n’arrivais pas à être touchée par ce roman

– Une histoire d’ado

– On a l’impression tout au long du roman que cela va décoller, puis non.


La Face cachée de Margot, John Green

Que dire… Après avoir lu Nos étoiles contraires et n’ayant pas réussi à énoncer clairement mon avis sur ce roman, je décide de lire un second ouvrage de John Green, pour trancher. Et voilà que je me retrouve confrontée aux mêmes choses qui me dérangent sans que j’arrive à vraiment les identifier. Le style de l’auteur est bien reconnaissable, une écriture simple qui n’apporte rien mais qui a le mérite d’être fluide (les John Green se lisent à une vitesse hallucinante) et toujours cette même impression d’être plongée dans une histoire, de vouloir connaître la fin à tout prix, quand bien même cette histoire est creuse. Ca ne décolle pas. Sur le fond l’idée est bonne, et je ferai la même critique pour Nos étoiles contraires, mais c’est longuet. Cela pourrait être génial mais c’est narré d’une façon tellement banale et simplissime… c’est en presque ennuyant. On enchaîne les scènes où rien ne se passe et pourtant on lit sans se rendre compte des minutes qui défilent. Une sensation déroutante. Certains passages pourraient aisément être coupés, l’histoire s’en porterait même mieux.

J’ai donc été de nouveau un peu déçue par ce John Green auquel on promet tant. Je sais désormais un peu mieux ce qui m’a dérangé et je suis vraiment intriguée par le film à venir en juillet sur ce livre… Il ne se passe pas grand chose, et la bande annonce montre déjà les seules scènes intéressantes, je suis sceptique… à voir. (J’ai à présent vu le film, et il n’en est rien ressorti de transcendant)


L’agréable :

– La vitesse de lecture

– Le monde ado du « tout est possible »


On aurait pu s’en passer :

– Une écriture qui ne rend pas compte des sentiments

– Des personnages creux, trop typiques

– On pense que ça va décoller, mais non.


Où es-tu Alaska ?, John Green

Ce roman est le tout premier de John Green. À sa sortie, je l’ai reçu en cadeau de mon oncle. À l’époque, j’avais neuf ans. Si j’ai été prise assez rapidement par la fluidité de l’écriture (le style me plaisait assez à l’époque) je n’ai pas accroché à l’histoire, que je trouvais un peu trop “hard”. Les bizutages et l’accident de voiture. C’était trop. J’avais neuf ans, j’étais encore un peu trop jeune pour cette histoire. Quand j’ai remis le nez dedans dix ans plus tard, après mes deux expériences décevantes ci-dessus de John Green, j’ai cette fois trouvé l’histoire trop “banale”. C’est finalement toujours un peu la même recette.

Finalement, je me rends compte que les romans de John Green sont susceptibles de créer un véritable engouement, il faut simplement les lire au bon âge. J’en ai fait la lecture une fois trop tôt et une autre fois trop tard. Dommage pour moi, ce ne sera pas des coups de cœur, je ne lirai pas ses autres ouvrages, et je sais bien que mon avis diverge, mais j’aurais au moins pris le temps d’y accorder mon attention.