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© Margot Mucci

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Les falaises, Virginie DeChamplain

[COUP DE COEUR]


Les falaises, ce n’est pas que le récit d’un deuil, c’est celui d’une rencontre. Avec soi-même.

Les falaises, ce n’est pas une fuite, c’est un élan vers l’avant.

Les falaises, c’est apprendre à se confronter.



Plusieurs fois quand j’ai parlé des falaises en story, on m’a demandé le résumé. On s’en moque, du résumé. Si je l’avais lu, moi, j’aurais fait trainer ce livre dans ma PAL. Parce que le deuil, les souvenirs, gratter le passé, vraiment, c’est un leitmotiv qui ne prend pas sur moi. Qui me rebute, même.

Pas cette fois.

Cette fois, j’ai aimé. J’ai adoré. J’ai commencé par souligner un passage, puis corné une page, une autre, une troisième, et je me suis demandé si cela avait encore du sens, si toutes les pages étaient pliées. S’il ne valait pas mieux relire le livre.


Tout est beau. Même les phrases les plus simples, qui ne disent rien que du banal, sont pleines de beauté. (« Je l’appelle. Je crie son nom par-dessus mes poumons. »)

Avec cette mélodie de la littérature nordique, des contrées froides d’où la poésie fleurit : (« Sa main douce comme des matins de pluie. » / « C’est un matin de ciel grand ouvert. »)


Et curieusement, c’est un texte qui provoque un apaisement réel, qui soulage le coeur et fait se relâcher les tensions, alors que c’est un texte qui dit le vide, la tentation du vide. La sensation est oppressante sans l’être, c’est un de ses vertiges qui fait tourner la tête d’envie.


Les falaises, c’est un coup de coeur immense, qui fait pleurer le coeur et vibrer les yeux. C’est un texte que j’ai eu la chance de lire avant sa sortie et dont j’ai pourtant attendue la sortie en trépignant, pour l’offrir ensuite, à toutes et à tous. Les falaises, c’est LE texte de cette année, une poésie immense. Vous ne pouvez décidément pas le manquer.


Puisque je ne parviens pas à m’exprimer mieux, que l’émotion ne s’est toujours pas décantée, le mieux est encore de vous livrer quelques extraits :


« Comment on fait pour s’évader quand on est déjà à l’autre bout du monde »
« J’aimerais que la vie passe plus vite. Que le ciel s’effrite, que le monde finisse par finir de tourner, que la Terre éclate et qu’il reste plus que moi, ensevelie sous la charpente en miettes. Qu’il reste plus que moi avec plus personne à aimer. Plus personne à laisser partir. »
« Cette maison me vide plus que l’inverse. »
« Les os mal soudés qu’on casse à nouveau pour qu’ils guérissent mieux »
« Je suis le mouvement. Je suis les gens qui savent où ils vont. »
« Le souffle coupé par le vide je joue à pas tomber. J’ai que moi à sauver. »