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© Margot Mucci

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Les exilés meurent aussi d’amour, Abnousse Shalmani

Il y a des livres que je n’arrive pas à chroniquer. Soit parce qu’ils ne m’ont pas marquée, soit parce qu’ils m’ont trop marquée et alors il faut les digérer, soit parce qu’ils se suffisent à eux-mêmes et qu’il n’existe pas d’autres mots que ceux qu’ils contiennent, soit par ce que je n’arrive pas à trancher. Ais-je aimé ? Les exilés meurent aussi d’amour fait partie de ces livres.


C’est une histoire d’amour et de haine. D’amour pour une famille, et de haine pour cette même famille. D’amour pour un pays laissé, pour un pays retrouvé, et de haine pour ces deux mêmes pays.


Les exilés meurent aussi d’amour, c’est le récit d’un exil et la plongée au coeur d’un microcosme familial. C’est une poétique lente ou dynamique, selon ce que ça raconte. C’est chargé d’émotions et de personnages, de caractères (trop) bien trempés. C’est peut-être l’histoire d’un exil, mais c’est avant tout une histoire de famille, et même une histoire politique.


Ais-je aimé ? Certains passages, oui, à la folie. D’autres non, lassée. Et je quitte ma lecture avec cette ambivalence dans mon coeur, je ne sais pas qui l’emporte. Chacun se fait de l’ombre? Certains passages sont merveilleux, émouvants, captivants et d’autres décousus du fil rouge, un peu lents et moi un peu absente. Ce sont ces quelques longueurs qui me font dire “c’est dommage”, ces longueurs qui me font hésiter. Je suis toujours prise d’un véritable élan lorsque j’entends parle de ce roman, puis je me souviens aussi de la langueur et mon enthousiasme retombe. Parce que ce roman, c’est ça. Une vie, des année, une inertie stoppée. Le rythme n’aurait pas pu être différent bien qu’il m’ait dérangé. Alors faites-vous votre opinion, le texte mérite attention.