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© Margot Mucci

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Le ciel n’envahira pas la mer, Dimitri Demont

Mon premier e-book !

Si j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette plume toute nouvelle, une fois passé le seuil de lecture, j’ai presque avalé le roman d’une traite !


Voici le résumé de l’auteur, afin que nous puissions mieux discuter autour de cette lecture :

Quand Jen, son premier et son grand amour, le quitte, Simon part se réfugier dans sa maison de famille, en Bretagne, là où ils se sont rencontrés et aimés pour la première fois. Au fil de ses discussions avec ses grands-parents, de ses rencontres et de ses longues errances dans la station balnéaire hors-saison, Simon retrace le fil de leur histoire d’amour. Pourquoi Jen, jeune fille modèle, issue d’une famille traditionnelle bourgeoise l’a-t-elle choisi, lui qui vient d’un milieu modeste qu’il n’a jamais totalement assumé ? À mesure que les souvenirs remontent – les étés joyeux entourés de copains, les premières amours, la peur d’être différent – Simon arrive petit à petit à un constat : n’est-il pas temps pour lui de s’accepter enfin entièrement lui-même, et d’arrêter de se soucier du regard des autres ?


Le roman s’ouvre donc sur Simon de retour à Quassaint. Aaah Quassaint… que de paysages état-d’âme, que de nombreuses descriptions poétiques, le rythme des vagues en accord avec le coeur de Simon. Quassaint, jolie toile de fond, immuable au cours des années. Les années, l’auteur nous les fait parcourir dans tous les sens. En effet, nous avons à faire à un même lieu, mais jamais le même Simon. L’auteur nous promène entre un Simon enfant, au club de plage, un Simon adolescent et ses plus forts souvenirs, et un Simon adulte qui cherche à se retrouver. J’ai beaucoup apprécié le Simon adolescent, au rythme de son amour et des soirées d’été, mais un peu gourd parfois, qu’on a envie de secouer. Heureusement, dans les dernières pages, le Simon adulte, ayant pris du recul, comprend et rattrape les moments qu’il ressassait tant. Au fil des pages, on alterne donc avec succès entre les différentes époques de la vie de Simon, avec toujours pour toile de fond Quassaint, et pour fil conducteur cette incroyable angoisse sociologue : Simon pense qu’il n’est pas assez riche pour Quassaint, ne pourra jamais faire pleinement parti de son groupe d’ami et n’est pas digne de Jen. On joue avec les codes, les milieux sociaux, et Simon s’impose une telle barrière sociologique, psychologique, que parfois cela nous pèse à nous aussi. Mais heureusement les dernières pages remuent Simon et les clichés, et ouf, un pari de gagné. Le Simon adulte s’analyse, revient sur les éléments de rupture avec Jen, son intégration à Quassaint, ce qu’il a tant ressassé. S’il se trompe parfois, tout finit par s’éclairer. Et par nous perturber un peu. Oui, on est tous passé par le douloureux chemin de la rupture, et ce roman si simple, si doux en apparence, est au final bien plus profond, il nous donne à réfléchir sur nous-mêmes, nos aventures présentes ou passées. Un bel élan à l’introspection !


Pour vous donner envie de plonger le nez dans l’air quassaintait, voici quelques citations qui m’ont séduites :

Il a toujours été tout simplement timide. Au moins jusqu’à l’âge où l’on découvre l’alcool. (p.20)
Les souvenirs ne sont pas tous heureux, mais le temps les rend tous beaux. (p.43)
C’est comme s’il l’aimait au futur. (p.110)
Le soleil s’est levé. Il fait toujours beau quand on part? (p.165)

De plus, le paragraphe de fin est très joli, mais celui-ci, je ne vais pas le dévoiler ! 😉

Un livre sur la plage, qui se lit à la plage !