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L’héritière, tome 3 : Humain.e.s, trop humain.e.s , Jeanne A Debats

Il y a très longtemps, je vous parlais de L’héritière, le premier tome d’une trilogie féministe, ironique et peuplée de créatures de l’Autre Monde. L’héritière plantait le décor sous la plume érudite de l’auteure ; il était parsemé d’interrogations, nous encourageait à découvrir la suite.

Il y a un peu moins longtemps mais longtemps tout de même, je vous parlais de Alouettes, le tome 2. Un petit pavé rocambolesque où l’auteure ne s’interdit aucune limite, s’embarque avec frénésie dans un univers déjanté, toujours avec son don de mêler l’antique et le moderne, et maltraite les personnages et le pacte du lecteur : non, ce n’est pas dans ce tome-ci que nous trouverons de réponses à nos questions.

Aujourd’hui, je vous parle de Humain.e.s, trop humain.e.s, le dernier tome de cette trilogie. Cette fois-ci, c’est un peu plus satisfaisant, puisque le dénouement approche, tout s’éclaire, se résolve. Fidèle aux volumes précédents, la particularité de ce roman repose sur une plume aiguisée et engagée, diaboliquement cruelle – que ce soit envers ses personnages ou la société. En effet, l’écriture féministe de l’auteure est un pamphlet sur notre monde moderne. Car oui, les littératures de l’imaginaire ne sont pas qu’un divertissement mais elles peuvent aussi être porteuses de messages, réels reflets de notre société. Et rien de tel qu’un bon combat entre un vampire, un loup-garou ou une sirène comme décor à la cruauté. Au moins, c’est dynamique. Et ça fait du bien, parfois, de lire un roman bourré d’aventures, de péripéties, ça provoque un véritable engouement, une dépendance.

Alors si vous voulez tenter une lecture originale, je pense que cette trilogie aux multiples facettes saura vous étonner. Un peu de magie, un peu d’amour, beaucoup de combats et de répartie : voilà de quoi refaire le monde grâce à un imaginaire truculent.


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