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© Margot Mucci

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L’aile des vierges, Laurence Peyrin

J’avais quelques aprioris avant de débuter la lecture de L’aile des vierges et notamment celui que ce soit trop “feelgood”. On en parlait tant, beaucoup avait adoré, et la couverture n’aidait pas à donner une autre image. Et puis comme c’était l’été, je me suis dit que ça irait bien, un roman léger. Que j’ai eu tort ! 😮

L’aile des vierges est un roman puissant, profond et haletant. Maggie est une héroïne incroyable, effrontée, avec un aplomb à toute épreuve, même dans ses erreurs. Elle est emplit d’une répartie cinglante que l’on aimerait toutes s’autoriser. Maggie, c’est la figure féministe, qui a le goût du combat. Il faut dire que la vie ne l’a pas gâtée, alors se battre, elle a appris à le faire, bien obligée. Avec un personnage principal comme Maggie, l’histoire ne pouvait que me plaire, peut importe ce qu’elle racontait. Un combat politique ? Une ascension sociale ? Ça m’allait, avec grand plaisir même. Mais une histoire d’amour, de celles qu’on n’ose pas s’imaginer, sans qu’elle soit “cul-cul” mais au contraire bien tragique, ça, je n’y étais pas préparée ! Je crois que c’est l’une des plus belles histoires d’amour qui m’ait été donné de lire, de vivre par procuration, vibrant autant avec Maggie qu’avec son gentleman de compagnon. J’étais prise par ma lecture, éprise par ces deux amants, déchirée par les péripéties. Et puis, au trois quart du roman, tout bascule. Nouvelle partie. Mon engouement, ma frénésie, ma folle adoration pour ces pages retombe d’un coup. Douche froide. Je ne vous en dévoile pas plus, vous verrez par vous-même. Si vous l’avez déjà lu, vous voyez certainement de quoi je parle. Et petit à petit, ça repart, tout doucement, fébrilement, nous retrouvons une Maggie, comme nous, résignée, presque pâle copie de la vibrante jeune femme du début. Mais la lecture se poursuit et le plaisir revient, de plus en plus au fil des pages.


Une lecture surprenante, pleine d’émotions, portée par une nouvelle plume revigorante. Vous l’aurez compris : j’ai adoré. Ce matin, je suis bien triste d’avoir quitté Maggie, mais je me console en me disant que j’ai découvert une autrice formidable qui a déjà beaucoup écrit : vous devinez mes prochaines lectures !