​Inscrivez-vous pour ne pas manquer les actus
  • Icône Facebook blanc
  • Icône Instagram blanc

© Margot Mucci

  • librairieenfolie

J’y étais : Livre Paris 2018

Livre Paris. L’immense salon dédié à la lecture. Des livres de partout. Le paradis de tout lecteur, le jardin d’Eden, le rêve. L’impensable. Sincèrement, je n’envisageais pas même de m’y rendre. Parce que nous en discutions en cours avec un camarade de classe qui, lui, s’y rendait, et parce que j’ai remarqué que cela se déroulait un weekend, que Paris était direct en TGV, qu’il restait quelques euros sur mon compte en banque, alors… pourquoi pas. Sur un coup de tête, deux semaines avant, j’ai motivé mon copain (Tulipe, souvenez-vous). Un jour de discussion, et me voilà incrustée dans sa famille parisienne, déjà en train d’imprimer nos billets.

“C’EST TROP CHOUETTE !”

Voilà ce que j’ai répété tout le samedi 17 mars 2018, à peine franchies les portes du Salon des Expositions. Je m’étais concocté un programme aux petits oignons – là encore, pensez bien que je me l’imaginais irréalisable, car trop ambitieux. Finalement, je ne m’en suis pas trop mal tirée.

Afin de ne pas trop vous perdre dans mon enthousiasme encore vif, je vais essayer de vous raconter cette journée de façon chronologique.

À 11h, je fais d’abord un tour du salon, un tour de repérage. Je ne repère rien du tout si ce n’est l’immensité des lieux dans lesquels je me perdrai. Mon enthousiasme grandit à chaque stand traversé, à chaque couverture de livre reconnue et de “Oh ça !” “et ça !” “Tiens, par là !”. J’avais déjà les pieds en compote et la tête qui tourne. Vertige de bonheur.

Vers 12h, j’avais rendez-vous avec Dimitri Demont, l’auteur de Le ciel n’envahira pas la mer, aux éditions Librinova. Autant vous dire que j’ai bien dû faire trois à quatre fois le tour complet du salon afin de le retrouver, pour qu’au final ce soit lui qui me retrouve. “Bouge pas, j’arrive !”. Merci Dimitri, sans ça je serai encore en train d’errer dans les allées rouges. Nous avons réalisé une interview qui sera très vite en ligne sur le blog, dans un prochain article. En tout cas, j’ai adoré partir à la découverte des dessous cachés de son écriture !

Ensuite, il faisait faim. On a mangé une crêpe jambon-fromage à 7€. On a fait la queue pour les toilettes. Le salon du livre, c’est un peu une journée à faire la queue, mais c’est pour la bonne cause.

Requinqués, nous avons attaqués le programme de l’après-midi.

Toujours perdue – quand même, à la fin je maitrisais un peu mieux le plan, mais à ce moment de mon récit, pas encore – je suis tombée par hasard sur Léonor de Récondo. Oui, elle dont vous avez tant parlé pour son dernier roman Point Cardinal ! Elle était là, disponible, sur le stand des éditions Points, souriante. Je me suis approchée, intimidée par sa beauté, sa présence. Elle en impose, comme on dit, et à la fois elle est si douce. Je lui ai fait dédicacé Amours, que j’avais vu sur beaucoup de vos comptes. (Merci, bookstagram, je ne me serais jamais laissée aller à cette jolie rencontre fortuite sans vous).

14h passées : La conférence de Véronique Olmi à propos de sa lecture de Bakhita pour Audio libre touchait à sa fin (c’est ça de se perdre et se laisser tenter en chemin !). J’ai tout de même pu l’entendre un peu, elle à qui vous avez fait remporter le Grand Prix des Bloggeurs. En petit comité. Cette particularité des salons m’étonnera toujours. À la fois il est impossible de circuler dans certaines allées, les files d’attentes sont interminables, et parfois il y a de jolies surprises, des rencontres intimistes dans ce lieu de l’immense.

15h : L’heure de la dédicace d’Olivier Bourdeaut. Cette fois-ci, je commençais enfin à me repérer un peu, et j’arrivais en avance. Devant moi, une seule dame ! Alors, en attendant que notre auteur adoré arrive, nous avons toutes les deux discuté avec la libraire ou éditrice du stand. Quand je vous dis que le salon est un lieu de rencontres, c’est le cas. On ne rencontre pas seulement des auteurs, mais on échange aussi avec des lecteurs et des professionnels. De véritables passionnés ! Heureuse, je repars avec mon exemplaire dédicacé de Pactum Salis (pas encore lu, hélas) et ma photo avec l’auteur (ok, je suis plutôt moche dessus, mais ça, c’est pour toutes les photos avec les gens connus. Il doit exister une sorte de théorème).

15h30 : Je passe faire une petite visite sur le stand des éditions ActuSF puisque j’ai la chance que l’éditeur assure l’un de mes cours à la fac. Je me perds un peu dans le quartier Young Adulte et fantasy qui, avouons-le, était… étonnant. Un petit monde à part.

Je trouve ensuite le stand Srineo sur lequel je rencontre Agnès Marot, l’auteure de Quelques pas de plus, dont je suis en pleine lecture (et que j’adore !). Disponible, accessible, enjouée, elle me parle de tous ses romans ! Et elle en parle si bien que je cours sur le stand des éditions Lynks à quelques pas plus loin, achète De l’autre côté du mur, et recours vers elle pour une jolie dédicace. De cette belle rencontre je garde un très bon souvenir. Agnès Marot est vraiment une auteure passionnée, elle pourrait parler de ses histoires pendant des heures ! Et polyvalente en plus, puisqu’elle publie chez différents éditeurs. En effet, certains romans sont pleins d’actions  – comme I.R.L. et Erreur 404, aux éditions Gulf Stream – et d’autres mêlent actions et poésie dans un dosage parfait, comme Quelques pages de plus et De l’autre côté du mur. Merci beaucoup Agnès de nous donner autant envie de te lire !

16 h : Je m’empresse de rejoindre le stand JC Lattès pour la dédicace de la grande Delphine de Vigan tandis que Tulipe fait la queue aux éditions Glénat. C’est à pas de fourmis que je progresse tant bien que mal dans cette immense file d’attente.

17h : Mon copain me rejoint, sous le bras son album des Légendaires dédicacé pour son petit cousin. Moi, j’ai avancé d’un mètre et j’ai l’estomac qui gargouille – chez moi, on ne badine pas avec le goûter. Puisqu’on nous annonce que Delphine de Vigan partira à 18h tapantes, que nous ayons pu tous la voir ou non, et au vu des nombreuses personnes encore devant nous, je renonce. Oui, vous avez bien lu, je quitte la file interminable, remet en marche mon corps statique depuis 1h, et retrouve le bonheur perdu du salon. Si je renonce, c’est en partie parce que j’ai déjà eu l’opportunité de rencontrer Delphine de Vigan l’an dernier dans ma librairie de quartier, où j’avais pu l’entendre en interview à propos de D’après une histoire vraie, et où elle m’avait dédicacé Rien ne s’oppose à la nuit. Alors tant pis, je repars avec mon exemplaire immaculé des Loyautés, mais pas tant déçue.

Pour finir, on part à la recherche de petits trésors littéraires pour la famille de mon copain, on flâne, on se re-perd, on adore ça. Nous sommes épuisés, mes

“C’est trop chouette !”

ont perdu de leur ardeur, mais nous sommes éblouis, aux anges. Enfin, moi. Lui, il est surtout patient.

18h30 : Réellement épuisés, et attendus pour dîner, nous prenons à tâtons le chemin du retour. Sur la route, nous croisons Victor Dixen, seul ou presque – il discutait avec une jeune fan. Incroyable. Impensable. Ce matin, la file d’attente pour ses dédicaces était interminable. À présent, dans les allées désertées, il est encore là, seul. J’ai pu échanger avec lui, et Tulipe a pu lui parler des Jack Sparks qu’il avait dévorés enfant. Victor Dixen est un auteur très accessible, qui, il me semble, adore rencontrer ses lecteurs. Il lui tient à coeur d’avoir notre avis, notre opinion. Qu’est-ce qui nous plait ? Qui marche bien ou nous déçoit ? Il nous écoute. Je lui ai fait dédicacer Phobos : Origines, seul tome de la saga que je n’ai pas encore lu.

“C’est… trop… chouette.”

18h45 : Il neige ! Dans notre petite bulle, nous ne le savions pas. Quelle surprise ! et quel choc thermique. Je vous épargne le récit de notre retour chaotique.

Le salon du livre est terminé pour moi. Cependant je n’en retiens pas que ce long récit. Je retiens aussi tous ces auteurs aperçus mais avec qui je n’ai pas échangé. Je retiens les visages que je sur-imprime désormais aux mots. Dans la cohue, j’ai pu voir dépasser le chapeau emblématique d’Amélié Nothomb. J’ai vu de près Katherine Pancol, sublime, rayonnante. Je lui ai trouvé une aura incroyable. Nous avons également, au détour des allées, aperçu Douglas Kennedy et Gilles Legardinier ! Je suis également passée tout près d’Aurélie Valognes, si simple, si humaine. Que d’émotions, de souvenirs qui s’entrechoquent !


Et vous, votre salon, c’était comment ?