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J’ai testé : la liseuse

Le numérique prend de l’ampleur depuis des années déjà, mais il gagne à présent un secteur qui lui est diamétralement opposé et chasse gardée par ses nombreux passionnés : le livre. Puisque je me destine aux métiers de l’édition, je suis partie à la rencontre de ce nouveau support de lecture que je serai amenée à côtoyer. Je vous ai également demandé votre avis à ce sujet sur mon compte instagram. Il m’était important d’avoir une vision interne et externe. Aujourd’hui, après plusieurs mois d’utilisation, il est l’heure du bilan.

Je dispose d’un modèle Kobo Aura H2O 2eme édition.


Temps d’adaptation

Comme pour tout nouvel objet (encore plus encore avec la technologie) dont on est étranger, il faut un temps d’adaptation. Se familiariser. Créer son compte, ses dossiers, puis trouver les réglages qui s’adaptent à soi. Je dirai que deux livres entiers sont nécessaires avant de pouvoir apprécier correctement la lecture sur liseuse.


Le vrai plus de la liseuse :

  1. Mettre toute sa bibliothèque dans sa valise ! (J’y reviens plus en détails dans “mon expérience personnelle” plus bas)

  2. Le réglage de la taille de la police, marges et interlignes : je lis plus vite et ça n’abime pas les yeux, cela permet même de les soulager lorsque les livres de poche demandent de forcer sur la vision. C’est également un point important que vous avez noté lorsque je vous avez demandé votre avis. Les soirs de fatigue, hop la liseuse et au lit !

  3. Le rétro éclairage : vous direz ce que vous voudrez, mais on ne peut pas lire sur un ordinateur ou une tablette ou un téléphone portable. Parce que l’objet n’a pas le format adapté, que la posture adoptée n’est donc pas celle de la lecture, et que l’écran ruine les pupilles. Alors le livre numérique, d’accord, mais c’est une révolution seulement si on a le bon outil pour l’apprécier. La liseuse a plus ou moins le format d’un livre de poche selon les modèles et la prise en main est la même : on n’a donc pas l’impression d’avoir changé d’objet. Le rétro éclairage permet également de lire dans le noir, et pour les vacances en tente c’est quand même bien pratique !

Les points négatifs : 

  1. ça reste cher ! En effet, il faut d’abord compter le coût de la liseuse (prévoyez entre 100 et 200€) et il ne faut pas oublier que la liseuse ne dispense pas d’acheter les livres ! il faut encore prévoir un budget lecture. D’autant plus que les livres vendus sont parfois plus chers que certains poches (oui, ça arrive !) et c’est pour moi une aberration. Vous voulez l’explication ? Comment une telle chose peut se produire ? C’est bien simple, le numérique est avantageux pour les petites maisons d’édition, mais il revient cher aux grosses structures ! aussi, en n’adaptant pas leurs prix, c’est une façon pour elles de mettre de côté ce nouveau marché et d’ignorer la révolution numérique en cours. C’est sûr qu’au même prix, autant acheter le livre papier. ça dissuade donc du numérique. (Mes astuces pour lire moins cher sont dans la partie “mon expérience personnelle”)

  2. Puisque ce n’est pas une tablette, l’écran n’en étant pas vraiment un non plus, le tactile est un peu capricieux. Il faut être patient pour surligner, par exemple.

Lecture en langue étrangère. C’est une fonctionnalité que je n’ai pas encore essayé. Mes romans en italien, ils sont en chair et en os. Mais je vous ai posé la question à vous, qui avez eu l’occasion d’utiliser les dictionnaires de vos liseuses, et vous trouvez tous cela très pratique pour éclaircir vos lacunes en vocabulaire. La lecture n’est pas interrompue puisque la recherche est immédiate.


Mon expérience personnelle

J’utilise principalement ma liseuse dans les transports en commun (50min de trajet le matin, et autant le soir, ça commence à en faire, des bouquins dans le sac !) et c’était d’ailleurs la raison de mon achat. Devoir toujours dénicher des livres de poche commençait à m’ennuyer puisque je me privais de nouveautés (les briques qu’elles sont pesaient vraiment trop lourd). J’avais trouvé une “parade”, c’est-à-dire que je lisais les romans en grand format chez moi le soir, et j’avais un autre roman en format poche pour les transports. Oui mais du coup je lisais plusieurs livres à la fois et quand on adore un roman, on n’a plus envie de le lâcher. C’est cette lassitude qui m’a convaincue de sauter le pas. Et je ne suis pas déçue ! Pour cela, la liseuse remplit parfaitement son rôle. Extensible même aux voyages. C’est tellement pratique d’avoir toujours TOUS ses bouquins dans son petit bagage cabine ! La capacité de stockage étant de 3000 livres, c’est vraiment toute une bibliothèque que vous avez dans votre poche. Une vraie révolution. De plus, l’autonomie de la batterie permet de lire plusieurs romans avant de devoir la recharger (les connectiques sont universelles, alors votre chargeur de téléphone fait très bien l’affaire, pas besoin d’encombrer sa valise de différents câbles) et donc ne donne pas l’impression d’avoir un outil numérique avec soi (puisque c’est le pour moi le plus pénible avec l’électronique : manquer de batterie).


Si la liseuse a d’abord été là pour m’assurer d’avoir toujours un livre léger avec moi en toutes circonstances, il faut aussi que je vous parle du choix de mes lectures. Non, on n’a pas tout à fait les mêmes habitudes de lecture sur une liseuse, donc on ne lit pas tout à fait les mêmes choses. Puisque je vous ai parlé du prix des romans que je trouve pour la plupart encore trop chers (je souhaite d’abord amortir correctement mon investissement), je ne lis pratiquement que des ouvrages en promotion. Et il y en a plein ! Encore plus en période de vacances, où la lecture est massivement réhabilitée puisque nombreuses sont les personnes qui ne lisent qu’en vacances. Les promotions, donc. Mais également beaucoup de classiques ou ouvrages qui sont tombés dans le domaine public. Ils sont donc gratuits. Je trouve que cela donne une seconde jeunesse à des ouvrages qui auraient “pris la poussière”. Il y a également beaucoup d’ouvrages qui viennent en “complément” d’une saga et sont peu onéreux, de même que les recueils de nouvelles. ça permet de prolonger de quelques pages les moments passés avec nos auteurs bien aimés. Sinon je lis également des romans que l’on m’a prêté (oui, c’est encore possible avec une liseuse !). Mais surtout, la liseuse m’a permis de nouvelles opportunités. En effet, le ebook étant moins couteux pour les éditeurs, ils préfèrent adresser leurs épreuves non corrigées ou service de presse dans ce format quand cela est possible. Grâce à ce nouveau support, j’ai donc pu recevoir plusieurs propositions de service de presse. C’est rapide et efficace. J’ai toujours un pincement au coeur de ne pas pouvoir toucher le livre reçu en lui-même, sentir les reliefs des couvertures, cela me parait toujours un peu moins réel, mais néanmoins cela me permet d’avoir le privilège de lire certains romans avant leur sortie éditoriale.


Finalement, la liseuse m’aura permis de belles opportunités et permis d’enrichir mon expérience de lecture. J’ai adopté ce nouveau support et toutes les nouvelles possibilités offertes avec grand plaisir. Je dois lire environ 40% sur liseuse et 60% en livre papier. Je regrette chaque fois de ne pas pouvoir poser le roman refermé sur les étagères de ma bibliothèque, et rejoints donc l’avis général : oui la liseuse c’est pratique, quand bien même le livre papier reste irremplaçable.


En une phrase : la liseuse, c’est le livre du globe trotteur. 


Je vous avais déjà demandé vos avis mais la parole est toujours à vous, si vous avez envie de donner écho à mon expérience, les commentaires sont là pour ça : à vos claviers !


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