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Frantz

L’autre soir, j’ai vu Frantz, réalisé par François Ozon, et interprété notamment par Pierre Niney et Paula Beer. J’ai suivi une copine un peu les yeux fermés, heureuse de sortir. Je me suis retrouvée un dimanche soir dans une salle de cinéma joliment pleine, devant un film en noir et blanc, en allemand, sous-titré en français. Je me suis demandée où est-ce que je m’étais encore fourrée. Je me suis retrouvée à regarder Frantz, et j’ai adoré.


C’est l’histoire émouvante d’une jeune femme, Anna, qui perd son fiancé à la guerre. Elle vit chez ses beaux-parents, et aperçoit un beau jour un jeune homme, larme à l’œil, sur la tombe de Frantz, son défunt promis. Cet inconnu se recueillant, c’est Adrien. Entre ces personnages, plane le souvenir de Frantz. C’est lui qui les rapproche, lui qui les divise. Anna et Adrien deviennent vite très proches, égayant un peu les peines de l’autre. Lourde histoire, où la joie ne semble pas innocente. Le secret d’Adrien, je m’en doutais. Cependant, quand on le découvre vers la moitié du film, c’est loin d’être la fin, c’est même là où tout commence.


La psychologie des personnages est incroyable, c’est d’ailleurs le noyau de l’histoire, ce qui donne la puissance au film. Anne a la capacité d’être à la fois naïve et forte, à la fois dévastée et optimiste, à la fois protectrice, bienveillante, et ferme. Elle sait accorder une deuxième chance, pardonner, mais ne pas se laisser marcher sur les pieds. Anne est une femme incroyable, merveilleusement bien interprétée. Il faut saluer le jeu d’acteur.

Adrien quant à lui… un personnage bien mystérieux pour finalement un personnage bien simplement égoïste.


Frantz, ce n’est pas qu’une histoire de destins tristes, Frantz ce n’est pas une histoire, Frantz c’est une morale, et surtout c’est un spectacle. Frantz, c’est la beauté de l’art cinématographique. Quand le début est en noir et blanc et en allemand, les images prennent parfois de la couleur, et le son parfois la langue française, beaucoup même dans un deuxième temps. Frantz c’est des basculements, l’art de l’image, sans que le spectateur ne s’en aperçoive trop. Frantz c’est aussi un film sans musique souvent, juste le bruit des talons plats sur les pavés allemands. Frantz, c’est beau.

Assez dithyrambique, il est assez évident que j’ai beaucoup apprécié de me retrouver un dimanche soir dans une salle de cinéma devant un film au son allemand en noir et blanc.

Si jamais je t’ai donné envie, la bande annonce c’est ici !

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