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Eparse, Lisa Balavoine

“J’ai quitté quelqu’un que j’aimais. Je ne sais pas si on peut se pardonner cela.”
“les concerts où j’allais le voir jouer et où plus tard je n’irai plus”
“On se rappelle qu’on avait huit ou dix ans. Ce n’était pas pour autant le bon temps.”
“Je voudrais bien parler d’autre chose que de moi. Mais je me tourne autour et je ne me connais pas.”
“Tous ces gens qui me disent : “C’est impossible qu’il ne se passe rien pour une fille comme toi.” S’ils savaient à quel point je ne sais pas ce que c’est, une fille comme moi.”
“Mais alors il n’y aurait pas ces amours déclinantes, ces amours déchirantes, ces amours dont on ne se libère pas tout à fait, ces amours mortes qui n’en finissent pas de mourir et nous retiennent de partir.”
“Et puis, ça fait des souvenirs, et les souvenirs, ça fait la vie plus belle.”
“Je crois que j’ai toujours préféré mater les filles que les garçons, même devant les photos de Cartier-Bresson.”
“Le jour s’est levé comme on lève son verre à l’amour, parce que c’est ainsi que va le monde, la nuit, le jour, la vie.”
“Nous ne trouvons pas toujours le bon rythme pour nous aimer.”
“Je m’étais dévêtue de mes vêtements comme de mes souvenirs de toi.”

Comment on fait, quand on a relevé autant de citations (sans compter les pages entières que j’ai corné) ? Comment on fait pour ne pas relire le livre en entier, inlassablement ? On part avec ces petits fragments, nos préférés, notés sur des fragments de papiers, des coins d’enveloppes déchirés à la volée. On relit par envie, par besoin, on prend un bout comme un pansement que l’on se collerait sur le coeur.


Eparse, c’est une succession de flash, d’instants de vie, de souvenirs remémorés. C’est des éclats de douleur, des caresses chaudes, des nostalgies sucrées salées, c’est joyeux, c’est triste, c’est ça la vie. Eparse, c’est la mise en encre d’une sensibilité, et ça m’a profondément touchée, je pense que toutes ces citations relevées le prouvent bien. Eparse, ce n’est pas un roman, pas une histoire comme les autres, c’est la vie décousue, les sentiments, ceux qui restent et ceux qui partent, c’est une poésie pour s’enivrer.


Pour ma part, j’ai beaucoup aimé, chaque phrase résonnait en moi. En revanche, je ne suis pas sûre que tout le monde puisse apprécier ; il ne faut pas plonger dans cette lecture avec en tête l’idée d’une histoire au sens classique du terme. Il faut vouloir être bouleversé par un récit intime.


Tulip’s Song :

Ben Mazué ft. Pomme – J’attends



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