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Chasse à l'homme, Sophie Létourneau



Chasse à l’homme c’est le récit d’un récit. La genèse d’un texte écrit, retravaillé, abandonné, recommencé. C’est la fiction et la réalité qui se mêlent, se confondent, qui a influencé l’un, a créé l’autre, on ne sait plus. Chasse à l’homme c’est le pouvoir d’écrire son histoire, littéralement. Et c’est un savant entrelacement de textes, d’auteurs qui s’invitent, donnent un ton, une réflexion, se superposent et puis s’en vont. C’est tellement de petites choses à la fois, qui sont toutes intimement liées, que je ne saurais vous l’expliquer. J’y reviendrais peut-être (sûrement) plus tard. En attendant, je vous en offre quelques uns de ses morceaux, parce que c’est un livre de fragments comme je les aime. Un amas de petits papiers qui font sens.


“L’autofiction s’écrit au présent, parce que l’écriture se poursuit dans la réalité une fois le livre publié.”

“Qu’en est-il des écrivaines ? J’ai parfois l’impression qu’on exige des femmes le tribut de leurs souffrances — comme s’il ne pouvait sortir de vrai de la bouche d’une femme que l’expression d’une féminité mortifiée — que l’on s’empressera d’ailleurs de leur reprocher.”

“Il y a toujours eu cette idée qu’avec le prochain livre viendrait le prochain amoureux.”

“Incapable d’imaginer un monde autre, la pensée dépressive est farouchement réaliste. Lucide, c’est-à-dire pessimiste. À vingt-huit ans, je souhaitais une autre vérité : j’avais envie de jouer du réel en le pliant à ma volonté.”

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