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Bonsoir, la rose, Zijian Chi [#varionsleseditions]

Ma connaissance en littérature asiatique devait se limiter à la lecture d’Oreiller d’herbes de Soseki alors j’ai profité du challenge #varionsleseditions de mars consacré aux éditions Picquier (dont la ligne éditoriale met en avant des textes asiatiques, et si tu veux en apprendre plus sur cette maison, rendez-vous dimanche soir pour l’interview !) et du challenge #worldbooktourclub de Marie (@bookimia) qui consacrait son mois de mars à la Chine.

Ne vous fiez pas à la jolie couverture tendre, le récit est loin d’être rose. Ecrire “le récit” n’est d’ailleurs pas tout à fait exact. Bonsoir, la rose, ce sont des histoires dans des histoires, prenant corps au travers de souvenirs douloureux ou heureux, de personnages puis d’autres, de génération en génération. C’est le traumatisme d’une personne qui aura des conséquences sur la vie d’une autre, nous découvrons petit à petit des secrets de famille et le poids de leur transmission. Nous découvrons aussi une époque, une région, une société. Il y a les hivers rudes et rugueux, brumeux sous cette couche brune. Il y a les salaires de misère, et les chambres chez l’habitant. Il y a les traditions, le mariage comme passage obligé, et une vision de la femme qui m’a fait bondir à plusieurs reprises. Notre héroïne est forte, indépendante, de même que Léna, mais il y a la société et ce qu’elle impose, il y a les comportements façonnés, les places des hommes. J’ai eu du mal à accepter ce climat pour le récit et ça m’empêchait de comprendre certaines décisions de la jeune femme. Puis j’ai fini par m’entourer de l’univers et me glisser complètement dans cette lecture.

Ce qui était saisissant, c’était les contrastes incessants. Le chapitre commençait sur la description poétique d’une ambiance, d’un lieu. C’était tendre et beau, doux et lisse. Puis le ton du récit devenait grave, les évènements et révélations tous plus dramatiques les uns que les autres. C’était l’ombre et la lumière, le bout du tunnel et le fond du trou.

J’ai eu un peu de mal avec la gravité des histoires. Peut-être d’abord parce que ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, et ensuite parce que j’avais l’impression que c’était une sorte de renchérissement, où vaincrait celui qui vivrait l’évènement le plus traumatisant. J’ai discuté ensuite avec @powlinebowline qui me disait que cet aspect était plutôt récurent dans la littérature asiatique. à suivre et à explorer chez d’autres auteurs pour me faire un avis plus tranché.

Je referme le livre avec une impression dérangeante, sans réussir à savoir si j’ai aimé ou non. Il faudrait retenter l’expérience, me familiariser avec cette littérature. Et vous, vos lectures aux éditions Picquier pour le challenge #varionsleseditions, vous ont-elles fait découvrir une nouvelle littérature ?


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